Le label fait maison pour les restaurants

Le label fait maison pour les restaurants

Combien de fois au restaurant vous êtes vous posé la question de l’origine d’un plat cuisiné? Produits frais cuisinés par le cuisinier du restaurant ou bien produits surgelés réchauffés, la lecture du menu sur une carte ne permet pas de le savoir au départ. Plutôt que parler de tromperie du consommateur, on préfère y voir comme un manque dans les codes de bonne pratique régissant la profession des restaurateurs.

Jusqu’au début de cette semaine, il manquait assurément un complément d’informations sur les menus et les cartes des restaurants. La nouvelle loi que vient de faire adopter le gouvernement au sujet du label «fait maison» dans les restaurants est un premier pas en faveur de la clarté et du respect du consommateur. Il n’est néanmoins pas sûr que le texte qui vient d’être voté réponde à toutes les interrogations de la profession et des consommateurs.

Le nouveau label «fait maison»

Le nouveau label «fait maison» prévue par la loi est sensé renseigner le consommateur rapidement sur l’origine maison des plats proposés dans un restaurant. S’il est fabriqué sur place avec des produits naturels, le plat pourra porter le précieux label. Ainsi toutes les cartes de restaurants pourront arborer la précieuse marque de qualité à condition bien sûr de satisfaire aux exigences de la loi.

C’est un point positif pour tous les artisans consciencieux de la profession qui jusque là devaient travailler dans l’anonymat le plus complet au risque de subir la concurrence frontale de restaurateurs moins scrupuleux transformant simplement des plats déjà confectionnés ou même réchauffant tout bonnement de simples plats cuisinés surgelés.

Un label comme un soulagement des consommateurs

Les consommateurs vont s’y retrouver pleinement avec ce nouveau label aux allures de certification. Les derniers scandales sanitaires ayant touché ces dernières années la viande bovine (ESB) ou la viande de cheval utilisée abusivement dans certains plats cuisinés ont fini par refroidir des consommateurs de plus en plus inquiets sur l’origine des plats et de la nourriture qu’ils mangent. Avec ce nouveau label, les plats certifiés «fait maison» seront au moins dignes de confiance de par l’origine des produits.

Des lacunes tout de même

Le nouveau texte de loi possède néanmoins quelques lacunes qu’il serait bien de clarifier avec le temps. Premièrement, on ne sait pas si le label est à caractère facultatif ou obligatoire. Ensuite, rien ne dit dans le texte si le label sera présent sur un menu ou sur une carte ou systématiquement sur chacun des plats concernés. En clair, la certification portera-t-elle sur un restaurant particulier qui garantit la préparation de tous ses plats cuisinés ou bien sur certains des plats du menu pris individuellement? Quid alors des restaurants proposant à la fois de la cuisine maison et des plats surgelés ou transformés.
Autant de sujets que se chargeront d’éclaircir les sénateurs lors de la seconde lecture du texte de loi prévue prochainement.

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